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Vu dans la Presse : Grands Troupeaux Magazine N°4

Une génétique fonctionnelle et homogène grâce au système GMS

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Une sélection génétique trop axée sur la production laitière conduit à une impasse sanitaire difficile à surmonter. Dans les Yvelines, la ferme de Bissy peut en témoigner. Pour sortir de cette ornière génétique, David Jeulard, le responsable du troupeau, a changé de cap en misant sur des taureaux moins laitiers, mais améliorateurs des éléments fonctionnels d'une vache laitière. Il a choisi la technique d'accouplement GMS (Genetic Management System), qui vise à produire un cheptel équilibré et homogène. Celle-ci repose aussi bien sur l'évaluation morphologique et les données disponibles des animaux que sur l'étude des pedigrees. Explications.


Implantée dans les Yvelines, la ferme de Bissy constitue l'un de ces grands troupeaux caractéristiques du bassin parisien. Bertrand Tavernier, le responsable
de l'élevage, a retrouvé une cer taine sérénité. Aujourd'hui, son problème concerne davantage les ressources humaines que le cheptel. La tempête est passée, les
murs de l'imposante stabulation abritant les 300 Holstein ne résonnent plus des meuglements des vaches isolées dans l'infirmerie. L'avis de grand frais s'avère terminé et le quotidien des six salariés et des trois apprentis demeure plus routinier.

Pas si loin en arrière, en 2005, la première traite du matin restait synonyme de stress. "C'est simple, raconte Bertrand. Au plus fort de la crise, nous utilisions une boîte de Synulox par traite, soit 64 tubes pour des traitements intramammaires." Le comptage cellulaire dans le tank montrait la présence de 500 000 cellules. Pire, l'infirmerie demeurait pleine, avec pas moins de 45 vaches ! "Côté positif, une vache produisait 60 litres de lait avec très peu de nourriture. Du lait, certes, mais avec des mammites", poursuit, un brin ironique, l'éleveur.


Parmi les dix taureaux les plus représentés par le nombre de filles, trois géniteurs avaient le même sang, puisqu'on retrouvait le père, un de ses fils et un petit-fils. Bref, la ferme de Bissy a connu ce qu'il existe de pire chez la Holstein : un excès de consanguinité et une sélection à outrance sur la production. Du passé, Bertrand Tavernier et le chef d'exploitation ont décidé de faire table rase. Les orientations génétiques du troupeau ont été modifiées, priorité aux qualités fonctionnelles. "En plus des cellules, nous devons notamment porter une attention particulière à la qualité des membres."

Depuis 2005, l'élevage se tourne davantage vers la génétique américaine et la société Bovec. "Nous ne voulons plus réformer systématiquement les animaux en troisième lactation, à cause des mammites. Nous recherchons des vaches de taille moyenne, d'environ 1,40 mètre de hauteur au garrot. Des animaux avec du coffre, capables de bien transformer le fourrage. Les membres doivent être solides, pour qu'ils puissent se déplacer sans souci sur notre stabulation et ne pas être sujets aux tarsites." La ferme de Bissy ne mise plus que sur les géniteurs confirmés, elle ne veut plus de surprises. Les taureaux susceptibles d'effectuer des Yo-yo au fil des indexations s'avèrent désormais « tricards ». "Nous proposons cinq taureaux pour les multipares et trois pour les génisses", concède Julien Vanhems, technicien de la société Bovec assurant le suivi de l'élevage.


Évaluation et puissance informatique


Au-delà d'un vaste catalogue de taureaux comportant l'offre de la plupart des unités de sélection américaine, Julien Vanhems propose un nouveau service, basé sur une vision différente de l'accouplement des animaux. Baptisée GMS, cette approche existe depuis longtemps aux États-Unis, mais se révèle récente en France. La ferme de Bissy constitue d'ailleurs la première à expérimenter ce principe. "La démarche classique reste d'observer le troupeau vache par vache et de trouver un nom de taureau dans un catalogue", constate Bertrand. "Avec 300 Holstein en production, cela devient vite fastidieux et personne n'est à l'abri d'erreurs. Un logiciel informatique me semble plus adapté pour ne pas commettre d'impair."


La technologie GMS ne s'articule pas seulement autour d'un logiciel informatique, aussi bien paramétré soit-il. Elle comporte également une évaluation morphologique des animaux. "La première année, nous venons observer tous les animaux, sauf les vaches taries et les génisses. Ensuite, nous revenons chaque année pour évaluer les femelles avec un premier veau et celles qui atteignent leur troisième vêlage. Après la mise bas du troisième veau, la mamelle s'avère mature et n'évolue quasiment plus", explique Fabien Douet, évaluateur GMS qui a été formé et agréé aux États-Unis. N'étant pas le technicien en charge de la ferme de Bissy, Fabien Drouet apporte un regard neuf et neutre sur le cheptel. Au final, les données issues des évaluations morphologiques sont entrées dans la base de données informatiques et comptent pour la moitié dans le choix du géniteur. L'autre moitié provient des informations relatives au pedigree. Ce ratio 50/50 peut changer en fonction de la demande de l'éleveur.


Quid de la consanguinité ? "Le logiciel reste paramétré pour que le seuil de 4 % de consanguinité ne soit pas dépassé", répond Julien Vanhems. Autre cahier des charges fixé par Bertrand, le prix du service et d'achat des doses qui ne doit pas dépasser celui de la coopérative. "Le GMS ne génère pas un surcoût dans l'achat des doses", prévient le technicien de la firme Bovec. En fonction de la demande de l'éveleur, ce seuil peut aussi être changé. De ce fait, ce service se destine avant tout aux grandes structures. Le GMS permet aussi de gérer les tares génétiques comme le Brachyspina. À Bissy, les responsables ne veulent pas entendre parler de taureaux génomiques. La priorité reste les reproducteurs confirmés par un vaste programme de testage. L'objectif à terme réside dans la quête d'un troupeau homogène, constitué de vaches ayant le même gabarit.



LA FERME DE BISSY EN BREF (YVELINES)

- six salariés dont deux cadres, trois apprentis et une secrétaire à temps partiel
- un quota de 3 millions de litres de lait
- 300 vaches en production, lactation moyenne de 9 950 litres (moyenne économique), avec un TB moyen de 40 et un TP de 34, un taux cellulaire de 150 000 litres (moyenne contrôle laitier)
- 250 hectares de surface agricole utile, le domaine comprend aussi 250 hectares de bois
- la récolte et le labour sont confiés à un prestataire de service
- Taureaux utilisés : Mammoth, Fair, Denethor, Sentry et Jammer


Retrouver l'article GMS dans sa globalité en téléchargeant le fichier ci-contre à gauche.

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